Trois structures, trois rôles. On entend parler de la SAS, de la SCIC, de l’association. Pour qui suit le club sans en connaître les rouages, l’ensemble paraît opaque. Il ne l’est pas : chaque entité répond à une question différente.
A SAS : u club prufessiunale
La société par actions simplifiée porte l’activité professionnelle : l’équipe première, les contrats des joueurs et du staff, la billetterie, les partenariats commerciaux. C’est elle qui engage le club dans les compétitions et qui répond devant les instances du football français.
C’est aussi le niveau où se prennent les décisions sportives quotidiennes. Un recrutement, une prolongation, un changement d’entraîneur : cela relève de la SAS, pas d’un vote des sociétaires.
A SCIC : i pruprietarii
La société coopérative d’intérêt collectif regroupe les sociétaires — supporters, entreprises de l’île, collectivités. Elle détient une part du capital et pèse sur les grandes orientations : le projet, la stratégie, l’identité du club.
Sa règle fondatrice — une personne, une voix, quel que soit le nombre de parts — empêche qu’un investisseur unique prenne le contrôle. C’est une protection structurelle, pas une clause de style.
L’associu : e radiche
L’association historique porte la vie amateur et la formation. C’est elle qui encadre les catégories de jeunes de la Scola Turchina, les bénévoles et le lien avec les clubs du territoire.
Perchè sta separazione conta
Elle évite la confusion des genres. Le sportif est géré par des professionnels, la propriété reste collective, et la formation garde son autonomie. Aucun des trois ne peut absorber les deux autres.
Pour un supporter, la conséquence pratique est simple : devenir sociétaire ne donne pas voix au chapitre sur la composition de l’équipe. Cela donne voix au chapitre sur ce qu’est le club, et sur ce qu’il restera.
Note de rédaction — à compléter par le club : le nom et la fonction des dirigeants de chaque structure, la répartition exacte du capital, les dates des assemblées et les liens vers les documents publics. Les dénominations juridiques exactes doivent être vérifiées avant publication.
